Phytothérapie

 

La phytothérapie correspond à l’art de se soigner par les plantes. Dans toutes les cultures, la phytothérapie est présente, si ce n’est à titre de médecine à part entière, au moins dans les us et coutumes.

 

 

L’usage le plus courant de la phytothérapie passe essentiellement par la préparation et l’absorption de tisanes. Les remèdes de grand-mère, comme les infusions de camomille, de tilleul et d’oranger pour une bonne nuit de repos, ont déjà fait leur preuve. La phytothérapie moderne s’appuie à la fois sur les recettes traditionnelles éprouvées par le temps et sur les dernières recherches scientifiques dans le domaine des plantes et de leurs vertus médicinales.

 

Aujourd’hui, se soigner par la phytothérapie se conçoit aussi bien à travers les classiques décoctions, infusions et macérations de plantes qu’à travers des poudres et gélules mises au point en laboratoire. Bien que « naturelle », la phytothérapie n’en comporte pas moins des dangers : des produits parfaitement naturels peuvent contenir des substances toxiques ou des principes actifs tellement concentrés qu’ils peuvent en devenir néfastes pour l’organisme.

 

La pratique de la phytothérapie demande donc d’excellentes connaissances. En France, la législation impose des expertises toxicologiques minimales aux médicaments réalisés à partir de plantes. Certains produits de la phytothérapie peuvent en outre interagir avec les médicaments « classiques » et annuler ou amoindrir leur effet, comme c’est la cas avec les modes de contraception orale avec le millepertuis. Pour les mêmes raisons, la phytothérapie ne se réalise qu’à partir de plantes cultivées à l’abri de toute pollution et sans ajout de produits chimiques afin d’en conserver les propriétés d’origine sans les altérer ni provoquer une interaction qui en modifierait les vertus.